mercredi 16 août 2017

Ambrogio Borghi (1848-1887), La Chevelure de Bérénice.


Karl Cauer (1828-1885), La Sorcière - 1874


René Lelong (1871-1933), Conte Fantastique Oriental.


Maurice Leloir (1853–1940), Manon Lescaut - 1892.


Jehan Georges Vibert (1840-1902), Le Retour des Reliques.


Ernest-Jean Delahaye (1855-1921), Mademoiselle Fifi (d'après la nouvelle de Maupassant).


Jehan Georges Vibert (1840-1902), Sermon sur l'Abstinence.


John Singer Sargent (1856-1925), Hercule et l'Hydre - 1921


mardi 15 août 2017

Ivan Konstantinovich Aivazovsky (1817-1900), Biarritz - 1889


Nikolai Konstantin Kalmakoff (1873-1955), Sujet Mythologique - 1921


Leonid Pasternak (1862-1945), Alexandre Pouchkine sur le rivage - 1896


Leonid Pasternak (1862-1945), Les Affres de la Création.


Heinrich C. Berann (1915-1999), La Harpe Cosmique.


Ata Kandó (1913- ), Le Rêve dans la Forêt - 1957


Ata Kandó (1913- ), Le Rêve dans la Forêt - 1957


William Frederick Lake Price (1810–1896), Don Quichotte - 1857


Anton Filkuka (1888-1957), Die Donau bei Greifenstein im Frühling - 1942


Werner Peiner (1897-1984), Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse.


Werner Peiner (1897-1984), La Terre Allemande.


Antonio Ambrogio Alciati (1878-1929), Maternité.


Elizabeth Eleanor Siddal (1829-1862), Amour Morte.

On ne pleure jamais l'amour qui est morte,
Car l'amour est rarement vraie,
Et se travestit du bleu au rouge,
Du rouge le plus éclatant au bleu,
A peine née l'amour est vouée à une mort précoce
Et n'est que si rarement vraie.

Alors n'arbore pas de sourire sur ton visage aimé
Pour vaincre le plus profond soupir;
Les mots les plus beaux sur les lèvres les plus vraies
S'évanouissent et meurent assurément;
Et tu demeureras seul, mon ami,
Quand les vents hivernaux attireront la nuit.

Bien-aimé, ne pleure jamais ce qui ne peut être,
Ce que dieu n'a pas donné;
Si le plus pur rêve d'amour était vrai,
Alors, bien-aimé, nous serions aux cieux;
Et ce n'est là que la terre, mon ami,
Où l'amour véritable n'est pas donnée.

Jean Béraud (1849-1936), Portrait de Liane de Pougy - 1904


Pierre-Charles Comte (1823-1895), La Jolie Joueuse de Mandoline.


lundi 14 août 2017

Albert Goodwin (1845-1932), Chamonix.


Alfred Wahlberg (1834-1906), Brumes - 1892


James Garden Laing (1852-1915), Guarding the Castle.


Joseph Farquharson (1846-1935), A Scottish City View.


Mildred Anne Butler (1858-1941), Shades of Evening - 1904


Jozef Israëls (1824-1911), Seule au Monde - 1878


Guy de Maupassant (1850-1893), extrait d'une lettre de fin 1880/janvier 1881 adressée à Giselle d'Estoc.


(...) Vous dites que j’ai le sentiment de la nature ? Cela tient je crois à ce que je suis un peu faune.

Oui, je suis faune et je le suis de la tête aux pieds. Je passe des mois seul à la campagne, la nuit, sur l’eau, tout seul, toute la nuit, le jour, dans les bois ou dans les vignes, sous le soleil furieux et tout seul, tout le jour.

La mélancolie de la terre ne m’attriste jamais : je suis une espèce d’instrument à sensations que font résonner les aurores, les midis, les crépuscules, les nuits et autre chose encore. Je vis seul, fort bien, pendant des semaines sans aucun besoin d’affection. Mais j’aime la chair des femmes, du même amour que j’aime l’herbe, les rivières, la mer.

Je vous répète que je suis un faune. De là vient peut-être l’exaspération où me jette la société, les réunions du monde, la médiocrité des conversations, la laideur des costumes, la fausseté des attitudes.

Dans un salon, je souffre dans tous mes instincts, dans toutes mes idées, dans toutes mes sensibilités, dans toute ma raison.

Mes pensées naturelles choquent la manière de voir, reçue, habituelle, respectable et publique !

Toute réunion d’hommes m’est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n’ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J’ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.

Aussi, Madame, je préférerais ne point vous rencontrer dans un bal de l’Opéra ! Quant à Venise, c’est de la poésie ; et vous savez que je ne l’aime guère. Et puis nous voyez-vous partant pour un pays quelconque, sans nous connaître ? Pour quoi faire ? Si nous allions nous déplaire souverainement dès la première minute. C’est possible après tout ! Et puis j’imagine que vous me connaissez plus que vous ne dites, que vous me faites poser ; et vous voyez que je m’y prête : et je me demande toujours si vous n’êtes point quelque ami farceur ! J’ai fait tant de farces que l’on peut bien m’en faire. Celle-ci, du reste, serait bonne ; mais je ne crains nullement le ridicule, l’opinion publique m’étant totalement indifférente. Vous voulez que nous causions ? Soit. Où ? Choisissez. D’abord enlevez-moi si cela vous convient. Je n’appellerai pas « au secours ». Ensuite, pourquoi ne viendriez-vous pas tout simplement chez moi à l’heure et au jour qui vous conviendront puisque je ne puis aller chez vous. Je n’ai point de fauteuil mécanique pour triompher des volontés rebelles. Bien des femmes me viennent voir dont je n’ai jamais abusé, croyez-le.
(...)

Parlez-moi donc un peu de vous, un peu beaucoup même. Ces curiosités de femmes sont singulières. Pourquoi voulez-vous me voir, je ressemble à tout le monde ; et je ne suis pas un causeur.

Je baise le bout de vos doigts.

GUY DE MAUPASSANT

83, rue Dulong.

Eugène Galien-Laloue (1854–1941), Rivière dans la Lumière du Soir.


Henry Jones Thaddeus (1859-1929), Red sky at night.


Pierre-Charles Comte (1823-1895), Le Rendez-Vous Secret.


Tristan Klingsor (1874-1966), Sous La Cendre.

La pluie peut tomber plus fort
Du ciel monotone;
Les larmes peuvent descendre
Le long des joues
Et cet amour peut être mort;
L'eau dans le pot chantonne
Et bout toujours
Sous la cendre.

Et moi aussi malgré
La rose à jamais morte dans l'automne d'or
Et que de plus en plus ce poil gris pousse,
Je chante encore,
Et comme un baladin qui fait danser un ours
Sur le pré,
Je traîne en souriant un cœur désespéré.

Franz van Holder (1882-1919), Lumière - 1905


Theophile Alexandre Steinlen (1859 - 1923), Deux Chats de Reposant dans un Fauteuil - 1905/10


John Samuel Raven (1829-1877), The Lesser Light to Rule the Night - 1873


John Samuel Raven (1829-1877), Wheatfield.


George Clausen (1852-1944), Sunrise on the Road.


dimanche 13 août 2017

George Clausen (1852-1944), The Village Green at Night.


George Clausen (1852-1944), Dusk - 1903


Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), The Kiss - 1891


Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), A Prize For The Artists' Corp (Wine)


Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), The Three Graces.


Renée Vivien (1877-1909), Roses du Soir.

Des roses sur la mer, des roses dans le soir,
Et toi qui viens de loin, les mains lourdes de roses !
J'aspire ta beauté. Le couchant fait pleuvoir
Ses fines cendres d'or et ses poussières roses...
Des roses sur la mer, des roses dans le soir.

Un songe évocateur tient mes paupières closes.
J'attends, ne sachant trop ce que j'attends en vain,
Devant la mer pareille aux boucliers d'airain,
Et te voici venue en m'apportant des roses...

Ô roses dans le ciel et le soir ! Ô mes roses !